À PROPOS DE LABKINE

En 1998, Noëlle Simonet monte Labkine pour créer des pièces et monter des projets en relation avec le répertoire des pièces modernes et contemporaines notées en cinétographie Laban.

Cette « littérature » de la danse offre un choix d’oeuvres issues de périodes et d’origines diverses. Le public découvre la variété du mouvement et des idées contenue dans ce répertoire. Cet accès à la culture est un appui essentiel pour mieux aborder et apprécier la diversité et la créativité contemporaine. Paradoxalement en allant vers le passé on va vers l’inconnu et on ouvre les champs d’exploration du mouvement.

Depuis son déménagement en 2014 dans la région Occitanie, Noëlle Simonet confie la partie "création de spectacles chorégraphiques" à Valeria Giuga qui porte dans son projet d'écriture un lien avec la partition chorégraphique.

Dans tous ses projets, Valeria Giuga puise la matière chorégraphique première dans des sources partitionnelles de chorégraphes célèbres.

Valeria Giuga traite la danse comme un texte, elle se nourrit et s’appuie sur des partitions existantes et crée de nouvelles partitions avec un processus d’écriture chorégraphique nouveau dans lequel se mêlent les mots et le mouvement. Elle questionne le corps d’hier et les corps d’aujourd’hui et met au centre de ses pièces le concept de mémoire(s) (mémoire du par coeur, mémoire des gestes et du corps, mémoire historique, mémoire collective…).

 

En 2016 Valeria Giuga crée HAS BEEN, série de performances dansées entre autre à la Fondation Louis Vuitton, Paris, au Mac Val, Vitry-sur-seine, au Musée des Beaux arts, Nantes, au FRAC Franche-Comté, Besançon...

puis la pièce SHE WAS DANCING en collaboration avec l’auteur Jean-Michel Espitallier est créée en 2017, la danse chorale pour un groupe d’amateurs WE ARE DANCING en 2018 (sur une création musicale de Sylvain Rifflet) et la pièce ZOO co-écrite avec le poète Anne-James Chaton en 2019 (en collaboration avec les artistes Alva Noto pour la création sonore et Coco Petitpierre pour la création des costumes).

De 2019 à 2021 Valeria Giuga est artiste associée à VIADANSE, Centre chorégraphique national de Franche-Comté à Belfort (direction Héla Fattoumi et Eric Lamoureux).

 

En 2020 Valeria Giuga collabore à nouveau avec Jean-Michel Espitallier et avec la danseuse Noëlle Simonet pour sa prochaine création « ROCKSTAR » qui sera présentée les 24 et 25 janvier 2020 à l’Atelier de Paris CDCN dans le cadre du festival Faits d’hiver de Micadanses. Cette présentation s’inscrit dans le cadre de l’accueil en résidence de Valeria GIUGA à Paris Réseau Danse pour la saison 2019-2020.

 

Elle créé aussi le nouveau projet : « LA MACHINE » : installation et performance dansée. La Machine est une borne de jeu qui sera installée pour convier les publics à venir jouer et apprendre des extraits de danses tirés de partition de 14 chorégraphes du XXème et XXIème siècle. Avec LA MACHINE Valeria Giuga veut rendre hommage à ces oeuvres et à leurs chorégraphes, et propose donc de découvrir une partie de l’immense richesse de la création contemporaine en danse. Comme un pied de nez à l’éphémère de cet art et à l’Histoire qui écrit les œuvres qui restent et celles qui ne restent pas, LA MACHINE éveille la curiosité et réactive ce patrimoine.

 

Elle poursuit enfin sa série de performances pour les lieux non-dédiés « HAS BEEN » avec le solo « FAUNE FAUNE FAUNE » (création le 28 septembre 2020 au Musée de l’Orangerie de Paris), variation autour de trois versions de l’œuvre patrimoniale « L’Après-midi d’un faune ».

 

Labkine a aussi pour objectif de mettre en oeuvre des actions et des outils qui permettent de transmettre aux danseurs, aux créateurs, aux élèves et aux amateurs de danse la richesse et la variété du mouvement contenues dans le répertoire. En s’appropriant les oeuvres, l’interprète ou l’élève enrichit ses connaissances sensibles, son vocabulaire corporel et son expérience directe et vivante aux oeuvres pour questionner sa propre démarche.

Labkine éditions a produit trois livres multimédias pédagogiques dans la collection "La partition chorégraphique, outil de transmission, outil d'exploration" : #01 Le croquis de parcours en 2013, #02 Transferts et tours en 2015 et #03 Corps-Espace en 2019.

Pour ces ouvrages, Noëlle Simonet travaille en collaboration avec Lise Daynac et la graphiste Perrine Moisan. Labkine reçoit le soutien de la bourse de recherche du CND en 2011, 2013 et 2015 et du fond de soutien à l’initiative et à la recherche d’Arcadi en 2013.

 

Avant sa collaboration avec Valeria Giuga, Labkine a produit plusieurs spectacles dont « Signe de Reprise » programmé à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille en 2000.
Un travail de recherche sur le glissement entre différentes écritures chorégraphiques donne naissance en 2006 à “Digression” présentée au festival de danse contemporaine d’Arques.

Sur une commande du Centre National de la Danse, elle créé « Dancing Red » en novembre 2007 dans le cadre de la saison culturelle « Danse et résistances ». En septembre 2008, elle approfondie ce premier projet en remontant l’intégralité de la pièce « Rooms » d’Anna Sokolow avec un quintet de musiciens jazz live dirigés par Sylvain Rifflet (saxophone, clarinette) dans le cadre de la résidence dans les studios de Micadanses.
En 2009, Noëlle Simonet décide de contextualiser et de mettre en mots l'enjeu d'un remontage chorégraphique et de la relation à une oeuvre écrite : la conférence dansée "Le Répertoire en mouvement : étude révolutionnaire " est le fruit de ce travail entre transcription, traduction, transmission et interprétation sur l'exemple du solo "Etude révolutionnaire" d'Isadora Duncan. Micadanses et Arcadi co-produisent la création.

Pour la saison 2014-2015, la compagnie Labkine reçoit une aide de la DGCA - Ministère de la Culture pour l'organisation de deux séminaires de pratique et de réflexion autour de la question des ressources en danse et plus particulièrement des outils d'analyse labaniens à Paris (25 novembre 2014) et dans le Tarn (05 février 2015) sur les thèmes: "Notation & création" et "Notation, art et technologie" (qui répond à la collaboration de Noëlle Simonet depuis 2014 avec Jean-Paul Laumond, directeur de l'équipe Gepetto de chercheurs en robotique humanoïde du LAAS-CNRS de Toulouse).
Ces deux séminaires ont fait l'objet de deux films diffusés en ligne sur le site internet de  Labkine.

 

En février 2015 nait la création de "Signatures". Deux interprètes sur scène pour un partenaire commun: l’espace. Noëlle Simonet et Raphaël Cottin créent d’après les extraits d’oeuvres de trois chorégraphes majeurs: D. Humphrey, M. Cunningham et L. Childs. Etienne Guiol signe la vidéo et les dessins, Thierry Charlier les lumières. De nouveaux partenaires coproduisent et soutiennent ce projet dans la region Midi-Pyrénées : Maison de la musique-Cap Découverte (81), Scène nationale d’Albi (81), CCN de Tours – T. Lebrun (37).

Noëlle SIMONET

Directrice

Après une formation en danse classique et contemporaine à la « Rambert School of Dance » de Londres, Noëlle SIMONET travaille dans plusieurs compagnies : le Ballet Théâtre Contemporain d’Angers, le Ballet Théâtre Français de Nancy et le Ballet Théâtre du Silence.
Elle interprète des oeuvres de nombreux chorégraphes de renom, comme F. Blaska, G. Balanchine, L. Falco, M. Cunningham, V. Farber et D. Gordon.
Elle étudie la technique « Pilatess » tout en continuant à travailler avec les chorégraphes : M. Caserta, J-M Matos et Philippe Tresserra et obtient en 1986 le prix d’interprétation au premier Concours Chorégraphique de la Ville de Paris.
Après avoir suivi la formation d’analyse et d’écriture du mouvement au Conservatoire de Paris dans la classe de Jacqueline CHALLET-HAAS, elle crée, en 1997, la Compagnie LABKINE pour faire connaître la richesse du répertoire de la danse en remontant des oeuvres à partir de leur partition et en les diffusant.
- Elle collabore avec Elisabeth SCHWARTZ, spécialiste de la danse du début du siècle et interprète du répertoire d’Isadora DUNCAN,
- Avec Jean-Marc PIQUEMAL elle a remonté des oeuvres du collectif « New Dance Group » et « Rooms » d’Anna SOKOLOW en 2007 et 2008 et créé le spectacle "Dancing Red" et la conférence dansée "Le Répertoire en mouvement, étude révolutionnaire" en 2009.
Parallèlement à ses activités au sein de la Compagnie LABKINE, Noëlle SIMONET enseigne depuis 1999 la notation du mouvement, système LABAN, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
- Avec Wilfride PIOLLET, danseuse de renommé internationale, elle collabore à la création de son livre : « Les Barres Flexibles », édition L’une & l’autre en notant en cinétographie LABAN l’ensemble de ses exercices qui constituent une technique innovante d’entraînement du danseur.
- Elle note "Cahiers 1830" chorégraphie de Jean Guizerix, réalisée à partir des exercices notés par Léon Michel à l'intention de son fils Arthur Saint-Léon. « Les Matins Blancs », chorégraphie de Santiago SEMPERE, commande de la Maison de Pratiques Artistiques Amateurs.
Elle suit la formation en Body Mind Centering® (Bonnie Bainbridge Cohen), dirigée par Vera ORLOCK et Thomas GRIEL et obtient en 2013 son diplôme de Somatic Movement Educator.
De 2006 à 2009 elle a fait partie du comité de recherche ICKL : «Internatioal Council of Kinétographie Laban ».
En 2012 et en 2013 elle intervient à la Fondation Royaumont auprès de jeunes chorégraphes en formation dans le cadre du dispositif “Transforme” dirigé par Myriam Gourfink.
Elle obtient en 2011 et en 2013 une bourse dans le cadre du dispositif d'aide à la recherche et au patrimoine en danse accordée par le Centre National de la Danse de Pantin pour les projets : La partition chorégraphique - Outil de transmission, outil de création - #1 Le croquis de parcours et le deuxième volet: #2 Transferts et tours.
- Avec le danseur, notateur et chorégraphe Raphaël COTTIN, elle créée la pièce "SIGNATURES" en 2015, duo sur la marche et l'espace inspiré des signatures spatiales des grands chorégraphes D. Humphrey, L. Childs et M. Cunningham.
Elle poursuit sa collaboration à des groupes de réflexion et de recherche. Elle participe en 2015 au groupe Labodanse, ateliers et colloques danse-science et philosophie. Elle collabore, depuis 2014, à plusieurs temps de rencontre et de discussion avec l'équipe de recherche en robotique humanoïde Gepetto du LAAS-CNRS de Toulouse dirigée par Jean-Paul Laumond.
En 2015 le Centre National de la Danse de Pantin en collaboration avec l'Opéra de Paris lui commande le remontage de "L'Après-midi d'un faune" de Kurt Jooss avec deux danseurs de l'Opéra de Paris qui sera présentée dans le cadre du programme Scènes de geste au CND en novembre 2015.

 

Valeria GIUGA

Direction artistique, chorégraphe

Valeria Giuga est formée à la danse classique et moderne au Centre Régional de la Danse de Naples, puis elle participe au cours de perfectionnement de la compagnie Aterballetto en Italie. En 2004, elle suit la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier.


Elle est interprète auprès de David Rolland, Benoît Bradel, David Wampach, Sylvain Prunenec...


Elle est assistante à la chorégraphie de Sylvain Prunenec et de David Rolland.


En mai 2015, elle est diplômée en notation du mouvement Laban au CNSDMP. Depuis elle mène à la fois des travaux d’écriture de partition et de remontage d’oeuvre, et anime des ateliers de
cinétographie Laban et de symbolisation du mouvement auprès de différents publics.

 

Elle collabore avec la compagnie Labkine de Noëlle Simonet depuis deux ans, compagnie avec laquelle elle développe des projets de création chorégraphique en relation avec le répertoire des pièces notées en cinétographie Laban.

 

Elle crée en 2016 une série de performances « Has Been » qui interroge la question de la désuétude des esthétiques à partir d’oeuvres du XX ème siècle. Valeria Giuga crée en 2017 la pièce longue « She was dancing », composée à partir de la partition notée du solo de La Mère d’Isadora Duncan et du portrait de la chorégraphe qu’a écrit l’auteur américaine Gertrude Stein. Elle développe un procedé d’écriture pour une nouvelle partition en cinétographie mêlant le texte et la danse.

Lise DAYNAC

Production, coordination, diffusion

Après une formation en Histoire et Histoire de l'art en classe préparatoire au lycée Saint-Sernin puis à l'Université du Mirail de Toulouse et à l'Université de Lettres de Séville en Espagne, Lise DAYNAC valide en 2006 un master DESS de direction de projets culturels à la Sorbonne Nouvelle à Paris.

Elle travaille en 2005 au sein de l'ACCR (Association de Centres Culturels de Rencontre) pour la coordination du projet européen "Patrimoine, mémoire et population locale" auprès des trois centres européens : Fondation Royaumont (France), Fondation Santa Maria la Real (Espagne) et le centre de recherche et de résidence en art et spectacle vivant Schloss Bröllin (Allemagne).

En 2006 elle rejoint l'équipe de la compagnie Fêtes Galantes de Béatrice Massin en tant que chargée de diffusion.

Elle participe à l'organisation des Etats généraux à Paris en 2007 : "La notation chorégraphique : outil de mémoire et de transmission".

Depuis 2007, elle collabore avec Noëlle Simonet et la compagnie Labkine autour de ses différents projets de création, diffusion, pédagogie et édition d'ouvrages.

Entre 2008 et 2010, elle se charge de la coordination et du suivi des projets de notation Laban des notateurs ayant reçu une bourse d'aide à la notation d'oeuvres chorégraphiques de la part de la DMDTS.

Elle collabore entre 2011 et 2015 à la conception et la réalisation des outils pédagogiques livres/DVD #01 et #02 développés par la compagnie Labkine.

En 2014 et 2015, elle organise deux séminaires de pratique et de réflexion autour des questions de notation du mouvement et de création contemporaine à Paris et dans le Tarn.

Elle travaille par ailleurs depuis 2013, dans le domaine de la danse contemporainre, avec la compagnie La Poétique des Signes du chorégraphe, danseur et notateur Laban : Raphaël Cottin.
 

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