HAS BEEN série de performances

création 2016

 

« Has been », littéralement, « ce qui a été », a parfois le sens d’obsolète, voire ringard.

C’ est sur ce double sens que Valeria Giuga, en collaboration avec Noëlle Simonet et Jean-Michel Espitallier, interroge la question de la désuétude des esthétiques et des époques à travers le répertoire de la danse du XXe siècle.

 

"HAS BEEN Le Phone" et "HAS BEEN She was dancing" sont deux des performances qui constituent ce projet.

HAS BEEN - performances 

HAS BEEN série de performances

" Has Been" est une série de performances qui investit principalement des espaces muséaux ou lieux patrimoniaux afin d'interroger la notion de mémoire et de répertoire en danse.

as been anglicisme signifiant littéralement « a été », est aussi un terme qui sert à qualifier quelqu’un ou quelque chose de désuet, passé de mode voir ringard…

En s’appuyant sur cette double interprétation, il s’agit de réactiver des œuvres chorégraphiques du XXème siècle, notées en cinétographie Laban, qui ont marqué leur temps pour certaines et qui n’ont pas su ou pu perdurer pour d'autres.

Dans son travail de création Valeria Giuga s'émancipe du poids de l'histoire des œuvres qu'elle analyse en développant autour de chacune d’elles des procédés de re-écriture. 

Ces œuvres deviennent alors le point de départ d'un nouveau corps néanmoins traversé par l'expérience du geste du passé, un corps oublié qui se revendique résolument contemporain.

 

HAS BEEN "She was dancing" créé en 2016 et "Faune Faune Faune" en 2021 sont deux des performances qui constituent ce projet.

Partenaires :

CND de Pantin,CDC de Toulouse (31), Mac-Val (94), Carreau du temple (75), ADDA 81,

avec l'aide de la Spedidam

HAS BEEN Faune Faune Faune (création 2021)

Pour le Musée de l'Orangerie Valeria Giuga en collaboration avec Noëlle Simonet s'empare de plusieurs partitions du fameux ballet L’ Après-Midi d’un faune de Vaslav Nijinski, oeuvre patrimoniale s'il en est, et créé « Faune Faune Faune ».

Pour "Faune Faune Faune" Valeria Giuga et Noëlle Simonet travailleront la partition originelle de la version de Nijinski, et celle de Kurt Jooss (1966) pour deux interprètes d’exception Pina Bauch et Jean Cébron au sein du Folkwangballet à Essen. Il s’appuie sur la version piano de la musique originale de Claude Debussy. Une partition de Afternoon of a faun de Jerôme Robbins (1953) complètera le corpus des œuvres, ces trois versions étant les seules notées à ce jour.

De ces trois partitions nous allons extraire la seule la figure du faune, comme Lifar le fit jadis, afin de créer un solo qui se répète et se transforme comme un rêve récurant et entêtant.

Dans chacune de ces chorégraphies, le faune commence et termine allongé, exactement au même endroit du plateau, seul. Il pourrait alors réitérer sa danse encore et encore en boucle jusqu'à la mener à son terme avec persévérance...

Le premier et le deuxième "faune" sont des remontages des œuvres originelles, celle de Nijinky d'abord puis la version de Jooss ensuite, le troisième est une récriture qui mélange les sources et brouille les pistes. Pour ce troisième "faune" Valeria Giuga concentre son écriture chorégraphique sur deux axes présents dans la version de Robbins : la question du parallèle et de l'en-dehors, et la contrainte du regard “face public“ évoqué par le miroir.

De la combinaison de ces directions complexes, une nouvelle forme de torsion jaillit.

La musique qui accompagnera cette réécriture est-elle même une recomposition de la musique de Ryuichi Sakamoto. Composée en 2002, c’est un savant mélange de sons électroniques, acoustiques et bribes du texte du poème de Stéphane Mallarmé.

Chorégraphie : Valeria Giuga

Remontages et reconstructions : Noëlle Simonet

Danse : 

Durée : 30 minutes

HAS BEEN She was dancing (création 2016)

She was dancing est la rencontre de La Mère d’Isadora Duncan (1921) et du portrait qu’a fait Gertrude Stein de la chorégraphe dans un texte de 1912. Valeria Giuga transpose cette rencontre en un jeu de par-cœur du poème et de la danse mêlés. Le morcellement et les altérations originels de la danse duncanienne laissent ici la place à une nouvelle gestuelle radicalement épurée.

Chorégraphie : Valeria Giuga

Danse : Valeria Giuga, Antoine Arbeit ou Aniol Busquets (en alternance)

Batterie : Jean-Michel Espitallier

D'après le texte : Orta or one dancing, Gertrude Stein

Durée : 23 minutes

Calendrier :

28 septembre 2020 : Faune Faune Faune, Musée de l'Orangerie, Paris (75) REPORTÉ EN JUIN 2021

c'est passé

17 septembre 2016 : "HAS BEEN Phone", Mac Val- journées du Patrimoine, Vitry-sur-seine

01 octobre 2016 : "HAS BEEN She was dancing" > RADIO, Fondation Louis Vuitton, Paris

04 décembre 2016 : "HAS BEEN She was dancing" + création in situ, Mac Val, Vitry-sur-seine

18 et 19 mai 2017: HAS BEEN She was dancing" Maison de la musique Cap découverte partenariat ADDA, Le garric (81)

16 novembre 2017: HAS BEEN She was dancing" - Musée des Beaux arts de Nantes (44)

08 mars 2018 : HAS BEEN She was dancing" - Festival Incandescances - Point Ephémère, Pau (64)

17 novembre 2018 : FRAC Franche-Comté, Besançon (25)

05 avril 2019 : La Commanderie, Elancourt (78)

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