FAUNE FAUNE FAUNE

performance HAS BEEN

FAUNE FAUNE FAUNE - performance Has Been - création 2021

" Has Been" est une série de performances qui investit principalement des espaces muséaux ou lieux patrimoniaux afin d'interroger la notion de mémoire et de répertoire en danse.

as been anglicisme signifiant littéralement « a été », est aussi un terme qui sert à qualifier quelqu’un ou quelque chose de désuet, passé de mode voir ringard…

En s’appuyant sur cette double interprétation, il s’agit de réactiver des œuvres chorégraphiques du XXème siècle, notées en cinétographie Laban, qui ont marqué leur temps pour certaines et qui n’ont pas su ou pu perdurer pour d'autres.

Dans son travail de création Valeria Giuga s'émancipe du poids de l'histoire des œuvres qu'elle analyse en développant autour de chacune d’elles des procédés de re-écriture. 

Ces œuvres deviennent alors le point de départ d'un nouveau corps néanmoins traversé par l'expérience du geste du passé, un corps oublié qui se revendique résolument contemporain.

Coproduction :

Résidence de création artistique menée au Domaine de  Kerguéhennec - département du Morbihan

Musée de l'Orangerie - Musée d'Orsay, Paris

FAUNE FAUNE FAUNE (création 2021)

 

Valeria Giuga s'empare de plusieurs partitions du fameux ballet L’ Après-Midi d’un faune de Vaslav Nijinski, oeuvre patrimoniale s'il en est, et créé "Faune Faune Faune".

Pour "Faune Faune Faune" Valeria Giuga et Noëlle Simonet travailleront la partition originelle de la version de Nijinski et celle de Kurt Jooss (1966) créée pour deux interprètes d’exception Pina Bauch et Jean Cébron au sein du Folkwangballet à Essen.

Il s’appuie sur la version piano de la musique originale de Claude Debussy. Une partition de Afternoon of a faun de Jerôme Robbins (1953) complètera le corpus des œuvres, ces trois versions étant les seules notées à ce jour.

De ces trois partitions nous allons extraire la seule la figure du faune, comme Lifar le fit jadis, afin de créer un solo qui se répète et se transforme comme un rêve récurrent et entêtant.

Dans chacune de ces chorégraphies, le faune commence et termine allongé, exactement au même endroit du plateau, seul. Il pourrait alors réitérer sa danse encore et encore en boucle jusqu'à la mener à son terme avec persévérance...

Le premier et le deuxième "faune" sont des remontages des œuvres originelles, celle de Nijinky d'abord puis la version de Jooss ensuite.

Le troisième est une récriture qui mélange les sources et brouille les pistes. Pour ce troisième "faune" Valeria Giuga concentre son écriture chorégraphique sur deux axes présents dans la version de Robbins : la question du parallèle et de l'en-dehors et la contrainte du regard “face public“ évoqué par le miroir.

De la combinaison de ces directions complexes, une nouvelle forme de torsion jaillit.

La musique qui accompagnera cette réécriture est elle-même une recomposition de la musique originelle par Ryūichi Sakamoto. Composée en 2002, c’est un savant mélange de sons électroniques, acoustiques et bribes du texte du poème de Stéphane Mallarmé.

Chorégraphie : Valeria Giuga

Remontages et reconstructions : Noëlle Simonet

Danse : Daniel Condamines

Durée : 30 minutes

Calendrier :

26 au 29 octobre 2020 : résidence de création Faune Faune Faune, Domaine de Kerguéhennec (56)

05 juin 2021 : Rendez-vous au jardin, Domaine de Kerguehennec, Centre d’art contemporain, Bignan (56)

07 juin 2021 : Première, Faune Faune Faune, Musée de l'Orangerie, Paris (75) 

© 2023 par Troupe de théâtre. Créé avec Wix.com
 

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