ZOO 2019

ZOO

création 2019

une pièce de Valeria Giuga et Anne-James Chaton

chorégraphie : Valeria Giuga

textes, voix live : Anne-James Chaton

danse :  Aniol Busquets, Rita Cioffi, Marie-Charlotte Chevalier

création musicale : Alva Noto

création costumes : Coco Petitpierre

réalisation costumes : Anne Tesson

lumières : Sylvie Debare

remerciements à Jean-Jacques Nicaud

photos: Pierre Ricci

Entre danse et poésie sonore, Valeria Giuga et Anne-James Chaton mettent en résonance  des exercices choisis de technique de la chorégraphe Mary Wigman et La Ferme des animaux de Georges Orwell. De ce rapprochement naît une réflexion sur les apprentissages et les usages du langage, de leurs vertus émancipatrices à leurs potentielles récupérations totalitaires.

ZOO se situe à la lisière entre le bestiaire et l’étude d’éthologie. Bestiaire dans son sens médiéval des recueils de fables et de moralités mettant en scène les « bêtes » réelles et imaginaires ; une étude d’éthologie car cette science, qui s’intéresse aux comportements des animaux, n’exclut pas l’humain.

 

Le point de départ étant George Orwell et son roman "La ferme des animaux", Valeria Giuga invite le poète sonore Anne-James Chaton pour écrire ensemble une histoire animalière.

Dans « ZOO » Valeria Giuga et Anne-James Chaton concentrent leur attention sur la question de l’apprentissage comme outil d’émancipation individuel et sociétal, toutes les bêtes de "La ferme des animaux "transcendent leur condition en apprenant à lire à écrire, se promettant ainsi, mutuellement, un avenir radieux. Le texte d’Orwell montrera de quelle façon insidieuse l’alphabet appris par les cochons, les chèvres et les poules, pourra devenir l’instrument de leur soumission.

Valeria Giuga met en écho à l’œuvre d’Orwell les travaux d’une figure emblématique de la danse expressionniste allemande : Mary Wigman. L’artiste, comme George Orwell en littérature, témoigne au travers de ses œuvres des tensions et contradictions de son époque ; elle représente un point d’appui privilégié pour décortiquer les processus de naissance d’un langage, de ses balbutiements à ses syntaxes les plus abouties, et des possibles errances de l’appropriation à des fins malveillantes d’un pouvoir signifiant.

Il ne s’agira pas dans « ZOO » de reprendre une œuvre de Mary Wigman en particulier, mais d’analyser la technique de corps qu’elle a développée tout au long de sa vie au sein de son école.

Le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire et leur moyen de transcription sont les outils fondamentaux de la libération. Toutefois, si ils sont les conditions nécessaires de cette libération, ils n’en sont pas la garantie. Un outil peut connaitre divers emplois et servir à d’autres fins que celles imaginées par ses concepteurs.

La pièce rassemble l’humain dans l’unité de son langage corporel et intellectuel, depuis l’harmonie du geste et de la lettre, du mouvement et de l’écriture, jusqu’à leur dissociation tragique dans une danse aboutie et un texte cohérent et pourtant, l’un comme l’autre, porteurs d’un sens inhumain.

Calendrier :

22 mars 2019 : Viadanse CCNBFC, Belfort (90)

16 et 17 mai 2019 : Carreau du temple, Paris (75)

04 décembre 2019 : Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine (94) - 20h30

05 décembre 2019 : Théâtre Jean Vilar, Vitry-sur-Seine (94) - scolaire : 10h30

17 décembre 2019 : Festival Flip-Flap, Etoile du Nord, Paris (75) - 10h et 14h

18 décembre 2019 : Festival Flip-Flap, Etoile du Nord, Paris (75) - 10h

3 février 2020: Festival Ici&Là - la place de la danse, Toulouse (31)

calendrier de création : voir ici

Production : Labkine

Coproductions:

Le Musée de la danse, CCN de Rennes et de Bretagne - accueil studio (35), Théâtre Jean Vilar - Vitry-sur-Seine (94), VIADANSE - Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort (90), CCN de Nantes (44), CDCN La Place de la danse, Toulouse (31), Nouveau Studio Théâtre de Nantes (44), Fondation Beaumarchais-SACD

Lebeau&associés

Valeria Giuga bénéficie de l'aide à l'écriture chorégraphique de la Fondation Beaumarchais-SACD

Ce projet est réalisé grâce au soutien de l’Adami Copie Privée.

Labkine est subventionnée par la DRAC Occitanie au titre de l'aide au projet, la région Occitanie au titre de l'aide à la création, le département de la Haute-Garonne.

Valeria Giuga est artiste associée à VIADANSE - Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort de 2019 à 2021.

Partenaires :

Théâtre le Vent des signes - Toulouse (31), CENTQUATRE-104, Paris (75), Carreau du temple,Paris (75), Montpellier danse (34), Maison de la musique- Cap Découverte (81), Passage Sainte Croix, Nantes (44)

Valeria GIUGA

Direction artistique et danse

 

Valeria Giuga est formée à la danse classique et moderne au Centre Régional de la Danse de Naples, puis elle participe au cours de perfectionnement de la compagnie Aterballetto en Italie. En 2004, elle suit la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier.
Elle est interprète auprès de David Rolland, Benoît Bradel, David Wampach, Sylvain Prunenec... Elle est assistante à la chorégraphie de Marion Levy, Sylvain Prunenec et de David Rolland.
En mai 2015, elle est diplômée en notation du mouvement Laban au CNSDMP. Depuis elle mène à la fois des travaux d’écriture de partition et de remontage d’oeuvre, et anime des ateliers de cinétographie Laban et de symbolisation du mouvement auprès de différents publics. Elle collabore avec la compagnie Labkine de Noëlle Simonet depuis deux ans, compagnie avec laquelle elle développe des projets de création chorégraphique en relation avec le répertoire des pièces notées en cinétographie Laban. Elle crée en 2016 une série de performances « Has Been » qui interroge la question de la désuétude des esthétiques à partir d’oeuvres du XX ème siècle. Valeria Giuga crée en 2017 la pièce longue « She was dancing », composée à partir de la partition notée du solo de La Mère d’Isadora Duncan et du portrait de la chorégraphe qu’a écrit l’auteur américaine Gertrude Stein. Elle développe un procedé d’écriture pour une nouvelle partition en cinétographie mêlant le texte et la danse.

Valeria Giuga est artiste associée à VIADANSE - Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté à Belfort de 2019 à 2021.

Anne-James CHATON

Texte, voix

Anne-James Chaton a publié plusieurs recueils aux éditions Al Dante et a rejoint le label allemand Raster-Noton en 2011 avec Événements 09 puis Décade, publié en 2012. En 2016, il publie Elle regarde passer les gens aux éditions Verticales et reçoit le prix Charles Vidrac de la Société des Gens de Lettres.

Son écriture poétique et sonore s’est développée en collaboration avec d’autres artistes de scènes différentes, du rock à la musique électronique, du théâtre à la danse. Il a travaillé avec le groupe hollandais The Ex et a publié deux albums, Le Journaliste (2008) et Transfer (2013), avec le guitariste anglais de The Ex, Andy Moor. Il a collaboré aux albums Unitxt (2008) et Univrs (2011) de l’artiste allemand Carsten Nicolaï alias Alva Noto. En janvier 2009, il crée le trio Décade, avec Andy Moor et Alva Noto. Il a également créé les pièces Black Monodie, avec Philippe Menard, pour Les Sujets à Vif de la 64e édition du festival d’Avignon, et Le cas Gage, ou les aventures de Phinéas en Amérique avec le chorégraphe Sylvain Prunenec, pièce créée à l’occasion de l’édition 2013 du festival Uzès Danse à Uzès. En 2015 il crée la pièce HERETICS avec Andy Moor et Thurston Moore, guitariste et chanteur du groupe américain Sonic Youth. En 2016 il créé la pièces ICÔNES, un quartet composé avec la performeuse Phia Ménard, le chorégraphe François Chaignaud et le chanteur Nosfell.

Aniol BUSQUETS

Danse

 

 

Aniol Busquets-Julià, né en 1979 (Catalogne) débute son parcours à l’Ecole Eulàlia Blasi de Barcelone en 1996, il obtient en même temps son Diplôme d’État en patinage artistique. Il poursuit sa formation à la Salzbourg Experimental Academy of Dance SEAD’s en 1999, à la Performing Arts Research and Training Studios P.A.R.T.S à Bruxelles en 2000, au Conservatoire Supérieur de Danse I.T. de Barcelone en 2004, et finalement traversera la formation Ex.e.r.ce au CCN de Montpellier en 2005.

 

Son travail chorégraphique débute en 2003 avec des petites formes. Il crée Pendule en 2005. Il s’installe à Strasbourg et crée Irrlicht en 2009, qui lui vaut une carte blanche et un laboratoire de recherche au Th. Pôle Sud de Strasbourg pendant la même année. Il s’installe à Paris et coréalise Galop en 2010 avec S. Despax, et O Desejo Ignorante en 2011 avec M. Lança.

Une nouvelle édition du projet Galop a été présentée à la Ville de Mataró, Barcelone en juin 2015.

 

Il collabore avec plusieurs chorégraphes catalans comme Montse Colomer, Ramón Oller, Eva Bertomeu et Maria Rovira, mais aussi des français et européens comme Mathilde Monnier, David Wampach, Hélène Iratchet, Rita Cioffi, David McVicar, David Rolland, Louis Ziegler, Catherine Dreyfus, Aurélien Richard, entre d’autres.

 

Actuellement il habite à Paris. Il prépare cinq nouvelles créations pour la saison 2016 - 2017; STIL de Christian Ubl, A Bombe Bal de Louis Ziegler, On Air de Lorena Dozio, Has been de Valeria Giuga et Noëlle Simonet et Le Jour de la Bête d’Aina Alegre.

 

Il continue à travailler pour d’autres chorégraphes et des spectacles qui sont actuellement en tournée comme Shake It Out de Christian Ubl, Revue Macabre de Aurélien Richard, Folk-Projet de Louis Ziegler, Paysage de la Disparition de Thibaud Le Maguer, Les Lecteurs de David Rolland ou encore La Traviata de David McVicar.

Rita CIOFFI

Danse

 

 

Rita Cioffi, née en 1960 à Rome. Après une solide formation de danseuse classique, quelques expériences de théâtre et de cinéma qui lui ont permis de toucher à tout (chant, danse jazz, claquettes ) et un séjour aux Etats-Unis, elle arrive en France et s'installe à Paris dans les années 80.

Attirée par la danse contemporaine elle suit surtout les cours de Peter Goss. Elle travaille alors avec la compagnie de danse baroque Ris et Danceries (Francine Lancelot et François Raffinot ), mais aussi avec Paco Decina, tout en gardant des liens avec l'Italie et notamment le chorégraphe Enzo Cosimi.

Elle rencontre Dominique Bagouet en 1989 et intègre la compagnie au Centre National Chorégraphique de Montpellier. Après la disparition de Dominique en 1992, elle préfère prendre un temps de réflexion qui la mène à se passionner pour la pédagogie ; elle travaille donc comme professeur invité dans différentes structures et compagnies (CCN Montpellier sous la direction de Mathilde Monnier, compagnies Découflé, Yvann Alexandre, CDC de Toulouse, les Carnets Bagouets ...) et anime des ateliers pour l'association Via Voltaire destinée aux personnes atteintes de pathologies lourdes. Après une création en 94 avec Olivia Grandville elle entreprend son propre travail chorégraphique, après un solo et un duo elle fonde la compagnie Aurélia en 96. Depuis elle se partage entre les activités de chorégraphe, d'interprète et d'enseignante.

Marie-Charlotte CHEVALIER

Danse

Après une licence en Lettres modernes à la Sorbonne, Marie-Charlotte Chevalier se forme à la danse contemporaine au CNR de Boulogne Billancourt et auprès de Peter Goss. Elle part à New york en 2006 et bénéficie d’une bourse de mérite offerte par le Merce Cunningham Studio ; elle entame alors différentes collaborations et se produit à New York avec entre autres Jennifer Monson, Ana Keilson et Diane Madden.

Depuis 2008, elle participe à plusieurs opéras en France (chorégraphie de Philippe Saire sur une mise en scène de Jean-Yves Ruf pour Eugène Onéguine à l’opéra de Lille, sous la direction de Yoshi Oida à l’Opéra de Lyon), et travaille en résidence à l’Institut français de Stuttgart (Allemagne) avec le plasticien Benjamin Hochart.

Elle poursuit sa carrière d’interprète auprès des chorégraphes Elodie Escarmelle, Nicolas Maloufi, et participe au projet 50 years of dance de Boris Charmatz (Impulstanz, 2009). En 2010 et 2011, ses intérêts pour le théâtre et l’art contemporains la mènent également à travailler avec la metteur en scène Lucie Berelowitsch pour un projet sur Pina Bausch et pour le projet Kurtlandes au Théâtre de Vanves, ou avec la plasticienne Marie Preston ; elle anime également plusieurs ateliers chorégraphiques en milieu scolaire.

En 2011, elle obtient le Diplôme d’Etat de professeur de danse au CND de Pantin et rejoint la compagnie Didier Théron pour la création de Shanghaï Boléro.

Coco PETITPIERRE

Costumes

 

 

Coco Petitpierre est plasticienne.

Sous l’appellation Clédat & Petitpierre elle co-signe avec Yvan Clédat des œuvres singulières associant sculptures, performances et  spectacles présentés depuis une vingtaine d’années en France et à l’étranger:

 

Centre Pompidou (Paris et Malaga), le CENTQUATRE, Musée du Louvre, La force de l’Art, Nanterre Amandiers, Hebbel am Ufer (Berlin), M museum (Louvain), Theater Spektakel (Zürich), L’Arsenic (Lausanne), Teatro Grande (Brescia), Nuit Blanche (Taipei) , Mapa Teatro (Bogota), Festival Esplanade (Singapour), etc.

 

Parallèlement, elle réalise des costumes pour de très nombreux chorégraphes et metteurs en scène dont Sophie Perez, Philippe Quesne, Odile Duboc, Xavier Le Roy, Sylvain Prunenec, Alban Richard, Olivia Grandville et Olivier Martin Salvan.

Alva NOTO 

Musique

 

 

(Carsten Nicolai aka Alva Noto) is a German artist and musician based in Berlin. For his musical outputs he uses the pseudonym Alva Noto. Born 1965 in Karl-Marx-Stadt he is part of an artist generation who works intensively in the transitional area between music, art and science. With a strong adherence to reductionism he leads his sound experiments into the field of electronic music creating his own code of signs, acoustics and visual symbols.

Diverse musical projects include remarkable collaborations with Ryuichi Sakamoto, Ryoji Ikeda (cyclo), Blixa Bargeld or Mika Vainio. Nicolai toured extensively as Alva Noto through Europe, Asia, South America and the US. Among others, he performed at the Solomon R. Guggenheim Museum in New York, the San Francisco Museum of

Modern Art, Centre Pompidou in Paris and Tate Modern in London. Nicolai scored the music for Alejandro González Iñárritu’s 'The Revenant’. The score was nominated for a Golden Globe, BAFTA, Grammy and Critics Choice Award. Most recently he has created the sound design for Iñárritu’s groundbreaking VR project “Carne y Arena”.

His musical oeuvre echoes in his work as a visual artist. Carsten Nicolai seeks to overcome the separation of the sensory perceptions of man by making scientific phenomenons like sound and light frequencies perceivable for both eyes and ears.

His installations have a minimalistic aesthetic that by its elegance and consistency is highly intriguing. After his participation in important international exhibitions like documenta X and the 49th and 50th Venice Biennale, Nicolai’s works were shown worldwide in extensive solo and group exhibitions.

© 2023 par Troupe de théâtre. Créé avec Wix.com
 

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