ROCKSTAR 2020

photos : Labkine

Coproductions :

Paris Réseau Danse (75), VIADANSE CCN Bourgogne Franche-Comté à Belfort (90)

Partenariats : Centre National de la Danse (accueil studio)

Subventions :

DRAC Occitanie (aide au projet)

Région Occitanie

Conseil départemental de la Haute-Garonne (31)

Valeria Giuga est artiste associée à  VIADANSE CCN Bourgogne Franche-Comté à Belfort (90)- H. Fattoumi & E. Lamoureux de 2019 à 2021

ROCKSTAR

création 2020

Chorégraphie : Valeria Giuga

Danse : Noëlle Simonet

Texte, voix : Jean-Michel Espitallier

Assistante : Fani Sarantari

Costumes : Coco Petitpierre

Lumières : Sylvie Debare

Jean-Michel Espitallier est un poète rock. Noëlle Simonet a eu une vie de « star ». Voici le point de départ et le point de rencontre de ce duo imaginé par Valeria Giuga, un récit mêlant une histoire du rock et ses figures mythiques aux souvenirs d’une danseuse contemporaine à l’apogée de sa carrière.

    

Nous traversons les années 1970-1990 en compagnie de Johnny Cash, Patti Smith, The Temptations, Talking Heads, David Bowie, etc. 

Jean-Michel Espitallier nous fait voyager dans cette histoire, à sa façon, savant mélange de dérision et d’analyses sérieusement référencées, au gré de textes souvent décalés. 

Ces textes traitent de thématiques communes à l’expérience d’un artiste sur scène : les lieux (théâtres, salles de concerts, hôtels), les tournées (avion, bus, train, fatigue, décalage horaire), le rapport aux spectateurs (les idoles et leurs groupies), la posture « rock’n roll », le mythe de la jeunesse, les vertiges du trac, l’increvable mythologie « sex and drug and rock’n roll ».

 

Dans Rockstar il s’agit de mémoire (collective et personnelle), de souvenirs et d’oubli. La pièce se construit sur des effets de dissonances, collisions ou croisements entre d’une part la mémoire corporelle d’une danseuse contemporaine au service de l’écriture de différents chorégraphes et d’autre part le récit d’un mélomane du rock, de ses légendes et de ses demi-dieux. 

 

La matière chorégraphique est un mélange de ce qui reste de la mémoire des danses, très éclectiques, interprétées par Noëlle Simonet et les quelques photos d’époques qui nous sont parvenues.

 

Ces souvenirs marquants sont sortis de leur contexte tout en gardant leur patine « rétro » et réactivés en les associant à un choix de morceaux de musique rock marquante de l’époque de leur création. Ces danses sont juxtaposées aux récits pince-sans-rire et mélancoliques de Jean-Michel Espitallier. Rockstar est construit comme un concert.

 

Cette association du corps, de la musique et des textes crée un trompe l’œil où la danseuse, point fixe au centre du plateau, finit par incarner la place de l’idole. Elle devient alors elle-même rockstar.

 

Valeria Giuga met en scène un double portrait : la rencontre de deux artistes qui se sont construits et qui ont évolué à la même époque avec des référents très différents. 

 

Telle est l’inlassable question que pose cette pièce : que reste-t-il d’une époque ?

Valeria GIUGA

Direction artistique et danse

 

Valeria Giuga est formée à la danse classique et moderne au Centre Régional de la Danse de Naples, puis elle participe au cours de perfectionnement de la compagnie Aterballetto en Italie. En 2004, elle suit la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier, dirigé par Mathilde Monnier.
Elle est interprète auprès de David Rolland, Benoît Bradel, David Wampach, Sylvain Prunenec...
Elle est assistante à la chorégraphie de Sylvain Prunenec et de David Rolland.
En mai 2015, elle est diplômée en notation du mouvement Laban au CNSDMP. Depuis elle mène à la fois des travaux d’écriture de partition et de remontage d’oeuvre, et anime des ateliers de cinétographie Laban et de symbolisation du mouvement auprès de différents publics. Elle collabore avec la compagnie Labkine de Noëlle Simonet depuis 2015, compagnie avec laquelle elle développe des projets de création chorégraphique en relation avec le répertoire des pièces notées en cinétographie Laban. Elle crée en 2016 une série de performances « Has Been » qui interroge la question de la désuétude des esthétiques à partir d’oeuvres du XX ème siècle. Valeria Giuga crée en 2017 la pièce longue « She was dancing », composée à partir de la partition notée du solo de La Mère d’Isadora Duncan et du portrait de la chorégraphe qu’a écrit l’auteur américaine Gertrude Stein. Elle développe un procedé d’écriture pour une nouvelle partition en cinétographie mêlant le texte et la danse.

Jean-Michel ESPITALLIER

Textes, synthétiseur

 

Coller un faux nez au tragique. Rire de tout, se lamenter du reste. Explorer, dans le contemporain, ce qui nous fait marcher, ce qui nous fait courir. Traquer des trucs, accommoder les restes, construire, accumuler, défaire… Des équilibres instables. Ainsi pourrait se résumer la démarche de Jean-Michel Espitallier (né le 4 octobre 1957) poète inclassable qui joue sur plusieurs claviers et selon des modes opératoires constamment renouvelés.

Listes, détournements, boucles rythmiques, répétitions, proses désaxées, propositions logico-absurdes, sophismes tordent le cou à la notion si galvaudée de poésie en inventant des formes neuves pour continuer de faire jouer tout le bizarre de la langue et d’en éprouver les limites.

Entre rire jaune, tension comique et dérision, la poésie de Jean-Michel Espitallier, proche en cela de l’art contemporain, use de la plus radicale fantaisie pour raconter l’époque et problématiser davantage encore la notion de genre et de frontières esthétiques (donc éthiques…).

 

Derniers livres parus

De la célébrité : théorie & pratique, Éditions 10/18, 2012. L’Invention de la course à pied, Al Dante, 2013. Un rivet à Tanger, CIPM, 2013. Salle des machines, Flammarion, 2015.

 

Dernières créations

Overflow (texte & voix : Jérôme Game / batterie & son, Jean-Michel Espitallier), Montevideo, Marseille, 2011. Lonely People (pièce sonore sur une vidéo originale de Yumi Sonoda), Fukuoka, 2012. Overlook’s Poems (installation), La Couleuvre, Saint-Ouen, 2013. Autobiographie (extrait), performance-installation, Fondation Louis-Vuitton, Paris, octobre 2014.

Noëlle SIMONET

Danse

 

 

Après une formation en danse classique et contemporaine à la « Rambert School of Dance » de Londres, Noëlle SIMONET travaille dans plusieurs compagnies : le Ballet Théâtre Contemporain d’Angers, le Ballet Théâtre Français de Nancy et le Ballet Théâtre du Silence.
Elle interprète des oeuvres de nombreux chorégraphes de renom, comme F. Blaska, G. Balanchine, L. Falco, M. Cunningham, V. Farber et D. Gordon.
Elle étudie la technique « Pilatess » tout en continuant à travailler avec les chorégraphes : M. Caserta, J-M Matos et Philippe Tresserra et obtient en 1986 le prix d’interprétation au premier Concours Chorégraphique de la Ville de Paris.
Après avoir suivi la formation d’analyse et d’écriture du mouvement au Conservatoire de Paris dans la classe de Jacqueline CHALLET-HAAS, elle crée, en 1997, la Compagnie LABKINE pour faire connaître la richesse du répertoire de la danse en remontant des oeuvres à partir de leur partition et en les diffusant.

Fani SARANTARI

assistante

 

 

Née en Allemagne d’origine grecque, elle suit une formation de danse classique et contemporaine au conservatoire de la ville de Thessalonique. Entre 1995 et 2000, elle collabore avec la compagnie grec Emmeleia et travaille avec les chorégraphes : Jacky Taffanel, Christine Bastin, A. Fernandez, J. Vinclair, K. Levi.

Son travail chorégraphique personnel débute en 1999 avec deux pièces chorégraphiques pour la Cie Emmeleia. En 2000, elle s’installe à Paris et collabore avec les chorégraphes : Laura Scozzi, Christine Bastin, Michel Kelemenis, A. Dumont, le collectif La Fura dels Baus et depuis 2006 elle est membre de la compagnie Drc de David Rolland. En 2004 elle obtient le prix d’interprétation Talent Danse Adami pour son solo Adaptation et poursuit également ses propres projets chorégraphiques et artistiques Adaptation#, Diapositive n°421, 365 Q.-R. (exposition en collaboration avec Nancy Stamatopoulou). Depuis 2014 elle travaille comme assistante à la mise en scène pour Robert Wilson, L’ Incoronazione di Poppea, Scala de Milan/ Letter to a man, avec Mikhail Baryshnikov puis tournée mondiale / Mary said what she said, solo pour Isabelle Huppert.

photos: Michel Petit

Calendrier :

 

24 et 25 janvier 2020 : Festival Faits d'hiver, Atelier de Paris CDCN, La Cartoucherie, Paris (75)

© 2023 par Troupe de théâtre. Créé avec Wix.com
 

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